Création de Sorel Industries Ltd
Création de Sorel Industries Ltd
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Formation de la main-d'oeuvre
Formation de la main-d'oeuvre
Formation de la main-d'oeuvre
Formation de la main-d'oeuvre
Canon de 25 livres
En juillet 1939, Édouard Simard convainquit l'Amirauté britannique de commander 100 canons de 25 livres.
Anciens chantiers du Gouvernement, le 14 août 1939
Dès la mi-août 1939, la démolition des édifices en bois débuta sur le site occupé anciennement par les Chantiers du Gouvernement sur la rive ouest du Richelieu, non loin du Saint-Laurent. La population fut alors invitée à venir s'approvisionner en bois à partir des débris; ce qui accéléra grandement le déblaiement du site.
Emplacement de la future usine d'armement Sorel Industries Ltd, le 5 octobre 1939
Le 6 octobre, 3 500 pilotis de 25 à 35 pieds avaient été enfoncés à cause de la faible capacité portante du terrain. On coula près de 5 000 m3 de béton. Le 17 octobre, les charpentes métalliques étaient érigées et le briquetage fut commencé. À la fin décembre, tous les bâtiments étaient couverts et fermés. Finalement, en janvier 1940, l'usine fut achevée.
Sorel Industries, le 31 décembre 1939
Durant l'hiver, on installa 1 100 machines, plus de 7 000 gabarits et jauges, des fournaises, des presses géantes, des ponts, des transbordeurs et des grues mécaniques. Les premières machines commencèrent à fonctionner en avril. Cette immense usine possédait une longueur de façade de 1 350 pieds et une superficie de 600 000 pieds2. Sorel Industries fut ultérieurement agrandie. Une source de lumière provenant de l'extérieur grâce à une fenestration de 207 000 pieds2 s'ajoutait à l'éclairage ambiant.
Dans cet extrait, on voit différentes étapes de la construction de Sorel Industries en 1939 ainsi que la visite de M. Eugène Schneider en 1940.
Photo aérienne prise au-dessus de Sorel Industries durant les années 1940
Le travail titanesque des ouvriers et l'esprit visionnaire des Simard contribuèrent à l'exploit de bâtir la première industrie du genre en Amérique du Nord où tout était fait sous le même toit. Elle représentait la seule usine produisant des canons et des affûts complets depuis la fonte des métaux bruts jusqu'à la finition de l'arme. Seuls les appareils optiques provenaient de l'extérieur.
Le 1er juillet 1941, devant un parterre d'invités d'honneur, les 6 premiers canons de 25 livres furent présentés. L'Angleterre décida alors d'augmenter sa commande à 2 000 canons.
Cette photo, datant de 1941, montre des employés de Sorel Industries quittant l'usine, à midi, pour l'heure du lunch.
L'implantation d'une industrie de fabrication d'armement impliquait le développement d'une main-d'œuvre hautement qualifiée, car les ouvriers devaient opérer des machines complexes et coûteuses. De plus, cette formation spécialisée devait se réaliser en un court laps de temps, afin de répondre rapidement aux commandes.
Photo d'Édouard Simard
Dans une lettre adressée à Édouard Simard, le 17 novembre 1939, le directeur de l'usine française du Creusot mentionnait que l'apprentissage des ouvriers devait d'abord s'exercer pendant 3 ou 4 mois auprès des adultes ayant un métier, puis pendant 2 ou 3 ans auprès des jeunes âgés de 15 à 18 ans. Édouard Simard demanda ensuite à M. Eugène Schneider, propriétaire de l'usine française, de lui envoyer quelqu'un de compétent pour prendre la direction de l'École d'apprentissage. Par la même occasion, M. Simard l'informait des tests d'orientation qu'on faisait subir à 500 jeunes intéressés à obtenir un emploi à Sorel Industries. Il jugeait essentiel de bien évaluer les aptitudes et les intérêts de chacun pour obtenir de meilleurs résultats. Cette méthode d'orientation professionnelle était inspirée de celle utilisée au Creusot.
En janvier 1940, on attendait les trois premiers chefs d'atelier de l'usine du Creusot pour la mise en place des machines de l'atelier d'artillerie à Sorel Industries. Au printemps, Sorel Industries délégua douze techniciens, surnommés les apôtres, en France pour étudier les méthodes de fabrication des canons et des obus. Les techniciens du Creusot furent impressionnés par leur grande capacité d'apprentissage.
Sur cette photo, M. George F. Smith, directeur général des opérations et employé de la compagnie Chrysler, explique le fonctionnement du canon de 25 livres. M. Édouard Simard se trouve à sa gauche.
Malheureusement, l'aide des techniciens français dut cesser puisqu'ils furent obligés de retourner chez eux après la capitulation de la France face à l'Allemagne en juin 1940. En juillet, les Simard et les gouvernements britannique et canadien s'adressèrent à la compagnie Chrysler pour demander l'aide technique nécessaire; ce qui redonna enfin de l'espoir et permit de poursuivre la production d'armes à Sorel Industries.
Canon de 25 livres
Durant la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945), Sorel Industries produisit les fameux canons de 25 livres. Il s'agissait d'un travail de haute précision nécessitant une qualité d'acier impeccable. Ces canons de campagne étaient composés de 1 200 pièces, avaient une portée de 12 milles et pouvaient effectuer une rotation sur leur plate-forme; ce qui offrait un grand angle de tir horizontal. Ils contribuèrent grandement à la première victoire terrestre des Alliés contre les Allemands : le combat du général Montgomery à El Alamein en Égypte. Le premier ministre de Grande-Bretagne, M. Winston Churchill, avait d'ailleurs déclaré : « Without the 25 pounders, we would not have won the war. » D'autres fournitures militaires furent aussi réalisées pour le compte du Canada, de la Grande-Bretagne et des États-Unis : des canons navals de 4 pouces et une multitude de canons de 90 mm, 100 mm, 138 mm et 152 mm, ainsi que des obus de 8 pouces et de 240 mm.